I. Introduction à SWIFT

SWIFT est l’acronyme de « Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication ». Basée en Belgique, elle a été fondée en 1973 afin de répondre à un besoin de dématérialisation des échanges interbancaires.

En 1977, elle devient un réseau interbancaire offrant de nombreux services de transfert cash ou titre. Introduit par IBM, il remplace le réseau Telex. La société a adapté ses protocoles d’échanges. En effet, elle est progressivement passé d’un protocle BSC (Binary Synchronous Communications) au réseau internet par protocole IP pour devenir en 2004, le réseau SWIFT Net.

II. Le rôle de SWIFT

C’est un système de virement Giro international dans lequel le bénéficiaire n’intervient pas. Les échanges sont sécurisés grâce à un chiffrement des données et des procédures d’authentification strictes. La valeur juridique des services proposés est garantie par le principe de non répudiation. C’est un point essentiel dans toute contractualisation faite sur Internet.

Les transactions réalisées par message SWIFT sont normées et garanties par la norme ISO 20022. La norme ISO 9362 confie à Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication la gestion des enregistrements de codes BIC.

Avec près de 6 milliards de transactions par an (5,6 milliards en 2014) et une nomenclature de message adoptée par tous les acteurs financiers, le réseau SWIFT net est aujourd’hui la norme en matière de services de transaction sécurisées dans le monde.

En termes d’application, ce réseau est primordial au bon fonctionnement des back office. Et notamment des banques d’investissement qui garantissent la gestion post-trade et le suivi de trésorerie.

Au-delà des natures de transactions normalisées, le workflow de traitement des opérations nécessite, pour les opérateurs back office, de maîtriser un vocabulaire spécifique à SWIFT permettant une bonne lecture des messages échangés.

Déclinaison opérationnelle et enjeu de SWIFT

La structure du message SWIFT constitue un code à part entière qui le rend unique. Elle peut être décomposée en 5 blocks :

  • 1 : l’émetteur décrit le type d’application, le code BIC de l’envoyeur, le numéro de service dédié à l’application ainsi que des séquences de nombres qui rendront le message unique.
  • 2 : le code message qui permet de qualifier le type de message selon la nomenclature SWIFT, le sens de l’opération, l’adresse du destinataire de la transaction (code BIC de la contrepartie) et la priorité donnée à ce message (urgent ou non).
  • 3 : le matching qui contient la référence de la transaction permettra au back office d’effectuer les traitements de réconciliation des flux nécessaires une fois le message échangé.
  • 4 : le corps du message qui précise l’exhaustivité des informations nécessaires à la transaction comme les montants, devise et nature des flux échangés.
  • 5 : le trailer qui garantit l’intégrité technique durant son transit.

Pour aller plus loin